80 pléonasmes à éviter !

Nous inaugurons les billets invités du blog avec un article de Nicolas Koch, de la Plume Numérique ! Nicolas est un correcteur-relecteur professionnel partageant son savoir et ses compétences avec pédagogie. Aujourd’hui, il nous parle des pléonasmes les plus courants à éviter si vous souhaitez améliorer votre manuscrit.


Le pléonasme est une figure de style bien souvent involontaire et que je traque régulièrement dans les manuscrits. Pour juste vous donner un exemple, on n’écrira jamais « monter en haut », car dans le verbe « monter », il y a déjà la notion d’aller en hauteur. D’où l’inutilité du complément qui ne fait qu’alourdir le texte.

Vous allez me dire, les pléonasmes, ils sont assez évidents, donc c’est facile de les éviter ! Oui, pour certains bien sûr, comme l’exemple que je viens de donner. Mais d’autres sont peut-être plus subtils et apparaissent sous nos plumes par des petits tics d’écriture ou des habitudes à l’oral.

Voici donc une petite liste, non exhaustive bien sûr, des pléonasmes récurrents que j’ai pu repérer au fil de mes relectures et corrections.

  • Au jour d’aujourd’hui : un grand classique de l’oral. Pour insister sur le fait qu’un événement se déroule effectivement ce jour. Mais « hui » signifiant ce jour, et aujourd’hui étant ainsi lui-même un pléonasme, « au jour d’aujourd’hui », ça fait un peu beaucoup, non ?
  • Reporter à une date ultérieure : si on reporte, c’est pour plus tard.
  • Prédire à l’avance : prédire signifie anticiper, donc forcément à l’avance.
  • Une opportunité à saisir : dans « opportunité » il y a déjà la notion d’élément intéressant qu’il fait saisir.
  • Un tri sélectif : le fait de trier, c’est sélectionner, mettre de côté, séparer. Donc sélectif.
  • S’avérer vrai : s’avérer = se révéler exact.
  • Opposer son veto : veto en latin veut déjà dire « je m’oppose ». Donc, il oppose son veto = il oppose le fait de s’opposer. On dira « mettre son veto ».
  • Optimiser au maximum : optimiser veut déjà dire améliorer, avec la volonté d’atteindre le meilleur.
  • Demander d’un air interrogatif : là aussi, redondance.
  • Le danger potentiel : « danger » signifie qu’un péril est susceptible de survenir. Il est donc nécessairement « potentiel ».
  • Voire même : on écrira « voire » ou « même » mais pas les deux en même temps !
  • Certains verbes avec « complètement » (ou autre synonyme) : « finir complètement », « abolir totalement », « éliminer, détruire totalement », par exemple ne sont que redondance. Soit on a fini, soit on n’a pas fini ; soit on abolit, soit on n’abolit pas, pas de demi-mesure.
  • Réserver à l’avance (un restau, un voyage) : dans « réserver », il y a déjà l’idée d’anticipation.
  • S’autogérer soi-même : dans « auto », il y a la notion de « soi ».
  • Comme par exemple : soit on écrit « comme », soit « par exemple », mais pas les deux.
  • Applaudir des deux mains : avec une seule, c’est moins pratique.
  • Un bip sonore : je ne connais pas les bips lumineux par exemple.
  • Le but final : un but étant une finalité en soi…
  • Coopérer ou collaborer ensemble : le préfixe « co- » invite déjà à être ensemble.
  • Crier fort : on peut difficilement crier en murmurant, à moins qu’on puisse murmurer en criant…
  • Consensus commun : il peut peut-être exister des consensus partagés par une seule personne, mais j’en doute.
  • Courte allocution : je préfère toujours un long discours !
  • Une dune de sable : de quoi d’autre la dune… ? De cailloux ? Ce n’est plus une dune alors.
  • Une fausse perruque : donc de vrais cheveux sur la tête ?
  • Ils se rapprochent les uns des autres : lorsqu’on se rapproche, c’est les uns des autres, non ?
  • La marche à pied : elle est plus fatigante que celle à vélo, je vous l’accorde.
  • Perfection absolue : la perfection invite déjà à la notion de ce qu’il y a de mieux.
  • Période de temps : pourrait-on imaginer une période qui soit autre chose que du temps ?
  • Petit détail : assez courant comme pléonasme ; maintenant, un détail reste un petit point, sinon ce n’est plus un détail.
  • Puis ensuite : l’un ou l’autre, mon capitaine !
  • Préférer plutôt : quand on préfère, c’est plutôt une chose qu’une autre, non ?
  • Repasser une deuxième (ou seconde fois) : avec « re- », on indique déjà qu’on recommence.
  • Mauvais cauchemar : rares sont les cauchemars joyeux.
  • Monopole exclusif : un monopole partagé n’est plus vraiment un monopole.
  • Tollé de protestations : tollé = levée de protestations.
  • Le seul et unique : peut-on être pluriel dans l’unicité ? Je laisse les philosophes répondre.
  • Unanimité totale : une décision peut-elle faire l’unanimité de la moitié des personnes ?
  • Surprendre à l’improviste : quand on est surpris, c’est forcément par surprise !
  • Retour en arrière : difficile d’imaginer un retour en avant je crois.
  • Geler de froid : certes, quand c’est froid, ça peut brûler aussi, mais bon.
  • Commencer d’abord : il faut bien commencer quelque part, mais ce sera forcément en premier.
  • Un taux d’alcoolémie : alcoolémie = taux d’alcool dans le sang. Donc le taux d’un taux ? Pas simple.
  • Le faux prétexte : un prétexte c’est quelque chose qu’on invente, donc c’est par essence faux, non ?
  • Caserne (ou garnison) militaire : je ne savais pas qu’il existait des garnisons civiles.
  • Populations civiles : parle-t-on a contrario de populations militaires ?
  • Lorgner sur : on « louche sur », mais « on lorgne » (transitif direct) les bons gâteaux qui sortent du four !
  • Le principal protagoniste : les protagonistes de second plan sont-ils encore des protagonistes ?
  • Talonner de près : pour talonner faut être dans les talons. Donc pas trop loin quoi.
  • Un hasard imprévu : prévoir les choses peut-il occasionner du hasard ?
  • Répéter deux fois : si on « répète » c’est qu’on a déjà dit, donc au moins une fois, ce qui fait deux en tout ! Mais on peut dire bien sûr « répéter trois, quatre, dix fois… »
  • Dresser les cheveux sur la tête : a-t-on des cheveux ailleurs ?
  • C’est de lui dont je parle : dans « dont » il y a déjà « de ». Donc « c’est lui dont je parle » ou « c’est de lui que je parle ». Mais pas un mélange des deux.
  • Démissionner de ses fonctions : de quoi d’autre sinon ?
  • Un revolver à barillet : un revolver est une arme à barillet.
  • Mitonner lentement : mitonner du vite-fait, le résultat n’est pas garanti !
  • L’apparence extérieure : l’apparence intérieure est assez compliquée à catégoriser.
  • Autorisation préalable : si on autorise une action ou autre, c’est forcément avant de la faire.
  • Avertir (pronostiquer) à l’avance : une fois que le truc est passé, on ne peut plus trop avertir.
  • Claquer bruyamment la porte : on peut essayer de la claquer doucement, mais cela fera toujours du bruit…
  • Continuer encore : on peut s’arrêter de continuer, mais si on continue, c’est encore et encore… (et c’est que le début…)
  • Cotiser à plusieurs : eh oui, « co-» cela veut dire ensemble.
  • Importer de l’étranger : importer du pays où l’on est déjà, c’est compliqué.
  • Illusions trompeuses (ou mirage trompeur) : n’est-ce pas le but de l’illusion que de tromper ?
  • Au maximum de son apogée : très lourd, là, l’apogée étant déjà le maximum par définition.
  • S’aider mutuellement : s’aider tout seul, c’est pas le mieux pour progresser.
  • Les perspectives d’avenir : celles du passé ne sont plus trop des perspectives.
  • Un bref résumé : un long résumé n’est plus un résumé.
  • Dépenses somptuaires : somptuaire = relatif aux dépenses, notamment inutiles, ou luxueuses. Des taxes ou impôts peuvent être somptuaires, mais ce seront toujours quelque part des dépenses.
  • Les étapes successives : les étapes se suivent déjà.
  • Les méandres sinueux : un méandre est déjà tortueux, pas la peine d’en rajouter.
  • Devenir par la suite (ensuite) : devenir avant n’est pas facile.
  • Cadeau ou don gratuit : payer pour avoir un cadeau, c’est pas cool.
  • Un ciel constellé d’étoiles : consteller = étoile.
  • Averse de pluie : la pluie c’est forcément une averse.
  • Bourrasques de vent : une bourrasque, c’est déjà du vent, mais je n’espère pas que ce soit le cas de cet article !
  • Être devant une double alternative : en français, une alternative est une situation dans laquelle deux choix s’offrent, pas plus.
  • Hémorragie sanguine : de quoi d’autre peut-on saigner, à part du sang ?
  • S’esclaffer de rire : on peut s’esclaffer de ce pléonasme, mais ce sera de rire de toute façon ! S’esclaffer = pouffer, donc de rire.
  • Un haut building : un building peut être plus petit qu’un autre, certes, mais il reste de toute façon haut.
  • Des précédents par le passé : tout ce qui arrivera demain n’est pas vraiment un précédent.

Nous espérons que cette liste de formules à éviter vous aura aidé ou inspiré.

Nous vous invitons à partager vos trouvailles dans les commentaires afin d’en faire profiter tous les lecteurs !


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253 commentaires

  1. Ping : 80 pléonasmes à éviter ! -...

  2. Ludovic Répondre

    Il existe aujourd’hui un prototype de vélo sur lequel on marche pour le faire avancer, donc pourquoi pas du coup, marcher à vélo 😉

    • Georges Répondre

      Je viens de lire un texte d’un journal où le journaliste déclare que « Il a été violemment abattu par le criminel ». Peut-on être abattu doucement?

  3. Nouvion Répondre

    Il peut y avoir des averses de neige ou de grêle non ?
    On peut également démissionner d’un poste, ou de ses fonctions dans l’entreprise dans démissionner de l’entreprise… non ?
    Dresser les cheveux sur la tête me semblait être une expression. Je trouve que ça fait bizarre de dire juste « dresser les cheveux », question d’habitude j’imagine… 😂
    On peut reporter un rdv à la même date mais juste en changeant l’heure.
    Pour certaines expressions je pense que le contexte crée ou non le pléonasme. Par exemple on peut monter ou descendre au rez de chaussée, on peut également parler des populations civiles et militaires qui se côtoient, si si, les populations militaires existent bel et bien 😉
    En revanche merci pour tous les autres pléonasmes que j’utilise parfois !
    Ps : la redondance est aussi un exercice de style permettant s’ancrer la situation et d’appuyer les faits ou les sentiments

        • Cynthia Répondre

          Alors si tu devances, ce n’est pas reporter 😛 Reporter veut quand même dire « Remettre à plus tard »

          • Manuel

            Tu peux me dire : « Reportons à demain » et moi te répondre « Non, reportons à une date ultérieur » 😉

    • Manuel Répondre

      « Dresser les cheveux » ! Peut-être qu’avec le vielle accent franchouillard, les gens comprenaient « Dresser les CHEVAUX », d’où l’intérêt de préciser « sur la tête » 😉 Parfois c’est aussi bête que cela !

      • Bernaboeuf Répondre

        Ou plus simplement l’abréviation de « un truc à te faire dresser les cheveux droits comme des baguettes sur ta tête habituellement bien coiffée »
        Un truc imagé en somme !

    • Marie-Ève Bouchard Répondre

      Les averses de base sont de la pluie, on précise seulement si c’est différent. Dans plusieurs des cas contestés ici par d’autres commentaires c’est la même chose, on ne doit pas préciser ce qui est évident, on précise si le contexte est différent de celui de base.

      Les civiles sont déjà une population, si on parle de population civile et militaire, « population » accompagne ici le mot militaire…

      Et pour le P.S. je crois que le but de l’article est de supprimer les pléonasmes purement clichés et qui n’apportent rien au texte par faute de leur niveau de langue et non d’éliminer certaines figures de style.

    • Nashou Répondre

      Parmi ces expression, nombreuses sont des pléonasmes combinées à un superlatif pour apporter une précision dû à la situation ou on contexte.
      *Détruire totalement : Parce que oui, il est possible de détruire seulement une partie.
      *But final : Dans les formations sociales et pédagogique, de nombreux projets se décomposent en plusieurs buts, eux-mêmes composée d’objectifs, le tout pour atteindre un but finalisant l’ensemble du projet.
      *Unanimité totale : Oui malheureusement, puisque beaucoup de nos jours on utilise aussi l’expression « Unanimité – X contre ou X absentions »
      *Réserver à l’avance : en raison de certaines listes d’attentes, genre le rendez-vous chez l’ophtalmologue 6mois « plus tard » que le jour où tu as pris le-dit rendez-vous (plus tard…. aussi un pléonasme avec son grand frère « encore plus tard » XD)
      Et on peut citer plusieurs autres exemples, encore.

  4. Renan Répondre

    Un prétexte peut être une occasion de faire quelques chose.

    exemple :

    Je vais boire un verre chez des amis, mais j’ai envie de me coucher tôt. Demain j’ai une réunion à 8 heure, je peux utiliser ce prétexte pour présenter mes excuses et rentrer chez moi. Le prétexte est vrai, il ne tient qu’à moi de l’utiliser ou non, mais dans ce contexte rien n’est faux.

    • Colette Fournier Répondre

      Dans ton exemple, je crois que ce n’est plus un prétexte, mais une raison.
      Ce sera un prétexte, que si tu ne travailles pas vraiment demain.

  5. Emmanuel Répondre

    je suis surpris de ne pas trouver « l’égalité totale » si chère à nos présentateurs de jeux télévisuels.

  6. Anne Répondre

    Il m’arrive parfois de monter en bas, il suffit pour cela que je retire mes chaussures… 🙂

    • Jacky Répondre

      Amusante idée… qui signifie que vous portez des bas et non des collants… Séduisante idée…

    • cabrere Répondre

      En habitant au bord de la mer, je monte en bas du Mt Blanc…Tout dépend du référentiel!

  7. Manzik Répondre

    Oui on peut saigner autre chose que du sang, une hémorragie de sentiments, une hémorragie d’émotions une hémorragie de mots.
    Sinon la liste est intéressante.

    • YC Répondre

      Manzik votre idée est bonne, à ce niveau là ce serait des métaphores. Des mots spécifiques existent, comme « logorrhée » qui est consacré pour un débit de mots important. Le préfixe « hémo » en lui-même est relatif au sang.

    • Nelly Répondre

      Pardon, mais « hémo » signifie sang… Dans le cas des sentiments (etc.), on préférera parler d’épanchement ou d’effusion… 😉

    • Colette Fournier Répondre

      Tu peux faire différentes hémorragies, peut-être, mais tu ne peux pas  »saigner » autre chose que du sang !
      Dans son exemple, il dit : Hémorragie  »sanguine » !

    • Vb Répondre

      Jeune Ado effectivement mais De 12 a 18 ans on est plus ou moins jeune.
      Ensuite on parle de vieil ado ou d ado attardé

    • Gathot Répondre

      Si l’adolescence s’étend de 12/13 ans à 16/17 ans, je ne vois pas le problème avec un  » jeune adolescent  » : s’il a 13 ans , il est jeune par rapport à un de 16 ans !

  8. Bertrand Répondre

    Bonjour,
    Et « caracoler en tête » d’un classement, n’est-ce pas un plénasme ?

  9. Ping : 80 pléonasmes à éviter !  | Ladymidian's library

  10. Jess Répondre

    On peut très bien avoir un but premier et un but final pour une même action… Liste interessante, mais elle manque de nuance et de mise en contexte.

  11. DELPY Répondre

    JD. je reconnais, par les arguments cités, qu’il y a des pléonasmes lourds ! d’autres sont plus subtils !…Pour des jeunes, c’est indispensable, qu’ils apprennent a l’école, toutes ces choses.
    Je suis trop vieille pour changer mes mauvaises habitudes. Merci a la personne qui a divulgué la liste des 80 pléonasmes.

    • Annemarie Crespi Répondre

      On n’est jamais trop vieux/vieille pour changer ses habitudes. Cela peut être un jeu. Dès lors qu’on devient conscient-e qu’on utilise un pléonasme, ou une faute de français, on peut le/la chasser de son vocabulaire…

  12. Jefdelyon, Répondre

    « C’est de lui dont je parle » n’est pas à proprement parler un pléonasme, c’est une double génitif, tout aussi interdit. Quant à « la caserne militaire », ce n’est pas un pléonasme dans la mesure où, sauf à Paris et à Marseille, les pompiers sont cantonnés dans des casernes et ne sont pas des militaires.

        • Melissande Répondre

          Et le monsieur se goure : les pompiers de Paris et les marins pompiers sont des militaires.

          • emma

            Le monsieur a raison, il suffit de relire ce qui est écrit. « sauf »

          • Marievb

            Les pompiers du Canada ne sont pas militaires. C’est un métier de la fonction publique. Et les militaires n’ont pas des casernes, mais plutôt des « bases/campements militaires ».

            Cependant, nous pourrions considérer que « caserne de pompier » serait un pléonasme au Canada français.

    • toutankhamon84 Répondre

      Les pompiers de paris et de marseille effectivement mais les CRS ne sont pas des militaires et on dit leur caserne de CRS. Il y a donc bien des casernes non militaires …

      • mysouris Répondre

        Il n’y a pas des pompiers que à Paris et à Marseille.
        Même les pompiers volontaires et donc civils ont des casernes

  13. Marc Lerchs Répondre

    Collaborer ensemble. Le mot « collaborer » vient du latin « cum laborare » (travailler avec… », donc le « ensemble » est superflu.

    Topographie des lieux: le mot topographie vient du Grec (« topos » les lieux, et « graphein », le dessin). La topographie signifie donc « le dessin des lieux ». Donc il ne faut pas remettre « des lieux » derrière « topographie », mot qui se suffit à lui-même.

  14. OumarMbaye Répondre

    Excellent ! J’abhorre les pléonasmes même si j’en fais souvent par inadvertance

  15. Maîtresse Capella Répondre

    Avant même de faire défiler la liste des pléonasmes, l’auteur commet une erreur. En effet, il est bien rare aujourd’hui de recevoir des manuscrits. Les gens préfèrent expédier des tapuscrits. C’est moins difficile de rédiger plusieurs pages via un clavier qu’à la main et c’est plus rapide à expédier par courriel.
    Sinon, l’article est très intéressant et les quelques erreurs ont déjà été corrigées par d’autres amoureux de la langue française.

    • Nicolas KOCH Répondre

      Bonjour, oui fondamentalement, vous avez raison pour « tapuscrit », mais il est vrai que dans le langage de l’édition, on parle toujours de « manuscrit »…

  16. Ping : 80 pléonasmes à éviter ! e...

  17. Elen Brig Koridwen Répondre

    Merci pour cet article ! Je rejoins certains commentateurs : il y a des points qui se discutent. Par exemple, conduire en état d’ivresse présente un danger tout court, même si l’accident n’est pas certain. Mais un danger potentiel, c’est un danger qui peut ou non apparaître ; préciser « potentiel » attire l’attention des lecteurs sur les conditions de risque : par exemple, « être enceinte comporte des dangers potentiels ». (qui sont ensuiite détaillés dans l’article). Si l’on dit simplement : « être enceinte comporte des dangers », le sens n’est plus du tout le même ; la phrase devient une mise en garde : attention, ne tombez pas enceinte ! 😉
    Il y a d’autres exemple de ce type.
    Mais dans l’ensemble, oui, les manuscrits sont souvent truffés de plénonasmes plus ou moins en discrets, comme ceux-ci, rencontrés dernièrement : « en pénétrant à l’intérieur », « ivre de colère et de rage », « elle semblait comme possédée », « il s’interposa entre les deux (protagonistes) », « il se frotta les yeux, perplexe », « elle en resta coite de surprise »…
    Alors, comme dirait Maugrey Fol-Œil : vigilance maximum !

  18. Manu Répondre

    Intéressant toutefois je ne suis pas d’accord pour « caserne militaire » car on peut avoir une caserne de pompiers également !

    • Daniel Répondre

      Lorsque l’on ne précise pas, une caserne est, par essence, militaire. Par contre, s’il ne s’agit pas de bâtiments abritant des militaires, là il est nécessaire de préciser. C’est le cas pour les pompiers (caserne de pompiers), les CRS (caserne de CRS) et peut être d’autres exemples qui ne me reviennent pas à l’instant.

      • Stéphane Répondre

        Tout dépend d’où vous êtes, j’imagine. Au Québec, une caserne est toujours pour les pompiers. Jamais (ou presque) il n’est question de caserne militaire.

  19. TINTIN Répondre

    Dans le genre spécialisé, il y a aussi : le manomètre de pression d’huile. Un manomètre étant un appareil mesurant la pression, un manomètre d’huile suffit largement…..

  20. Lempica Répondre

    Certains pléonasme sont à revoir. Car cela peut appuyer sur un détail de notre explication ou autre . Puis il y a quand même certains qui se disent quand même.

  21. Mr Lung Répondre

    Quelques pléonasmes cités ci-dessus que vous pouvez continuer à faire :

    – Un tri sélectif : le tri est sélectif car tout n’est pas trié (si vous le faisiez, vous le comprendriez)
    – Le danger potentiel : le danger est-il formé ? si ce n’est pas le cas, il demeure potentiel
    – Applaudir des deux mains : étymologiquement « battre des mains en signe d’approbation » ; par opposition à battre de la main sur la cuisse par manque d’enthousiasme ou en raison d’une main déjà occupée (essayez donc d’applaudir un orchestre lors d’un cocktail dînatoire)
    – Une dune de sable : quid d’une dune de neige ?
    – Caserne (ou garnison) militaire : certes les gendarmes sont des militaires, mais les pompiers ?
    – Commencer d’abord : si l’action est comprise dans une série d’actions qui constituent « le début » d’un ensemble, on peut « commencer d’abord » par « éplucher les oignons » plutôt que les carottes par exemple, puisque ce serait le travail prioritaire de la première phase de l’exécution d’une recette.
    – C’est de lui dont je parle : ce n’est pas un pléonasme, mais une faute de grammaire
    – Un haut building : non, un building est une construction qui n’est pas forcément haute, vous confondez avec un gratte-ciel.

    Et encore, je n’ai pas fait le tour des 80. Bref, avant de donner des leçons, hein…

    • Nicolas KOCH Répondre

      Bonjour,
      Merci pour vos commentaires, pour lesquels je suis en désaccord avec certains. La dune de neige, je ne crois pas que cela soit correct, on parle plutôt de congère dans ce cas. La caserne de pompiers, oui, après certains pompiers à Paris et à Marseille sont aussi des militaires :-). Commencer d’abord, pour moi ça ne colle pas quelle que soit la situation. Dans votre exemple, on commencera par éplucher les oignons puis les carottes, tout simplement. Un danger qui n’est pas formé existe-t-il dans ce cas ? (c’est très philosophique là…)
      Pour le tri sélectif, oui je le fais bien sûr, reste que ce tri entre les déchets à valoriser et ceux qui ne le seront pas est tout de même une sélection. Donc tout tri est sélectif même si tout n’est pas trié. Building en français est surtout employé pour les hauts immeubles et gratte-ciel, et si l’immeuble n’a qu’un étage, ce n’est pas selon moi et la définition du dictionnaire un « building ».
      Bref, avant de donner des leçons, hein… 🙂

    • Colette Fournier Répondre

      Dans le dictionnaire Larousse, il est écrit:
      Building : (mot anglais) Immeuble de vastes proportions et ayant un très grand nombre d’étages.
      (Il dit: Un building peut être plus petit qu’un autre mais il reste de toute façon, haut.)
      Donc il a raison.

      Gratte-ciel: (ang. sky-scraper ) Bâtiment en forme de tour et à très grand nombre d’étages.
      Ce n’est pas la même chose qu’un building, puisqu’il n’est pas forcément de grande dimension, mais toujours avec plusieurs étages.

      P.S. Je ne crois que ce Monsieur à voulu donner des leçons à qui que ce soit, seulement une aide pour mieux faire nos phrases, autant parlées qu’écrites.

    • Ricoudu06 Répondre

      D’après le CNRTL : « Building : Grand immeuble moderne, très haut, souvent occupé par des bureaux »
      http://www.cnrtl.fr/definition/building

      Dans la 9e édition du dictionnaire de l’académie on lit « Building : Grand immeuble abritant des bureaux ou des appartements d’habitation. »
      http://www.cnrtl.fr/definition/academie9/building

      Le dictionnaire Larousse quant à lui donne : « Building : Immeuble de vastes proportions, à grand nombre d’étages. »
      http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/building/11638?q=building#11483

      Je pense donc que l’on peut raisonnablement penser qu’un building est bien un immeuble haut…

  22. Elodie Répondre

    Liste fort utile, merci à l’auteur.

    « Voire même », très répandu y compris dans une certaine presse, a tendance à m’exaspèrer.
    Il m’arrive d’utiliser « principal protagoniste », car le sens originel semble avoir évolué. Il n’est pas rare de lire « les protagonistes, « l’ensemble des protagonistes », etc.

    « Dresser les cheveux sur la tête » est, pour moi aussi, à part. C’est effectivement redondant, mais l’expression est telle. Peut-être une explication à chercher du côté britannique, « hairs » signifiant aussi bien « cheveux » que « poils ».

    • Judith Répondre

      Merci à tout le monde pour un article et des commentaires très interéssants ! On apprend beaucoup de choses utiles et amusantes. Je voulais juste reprendre un peu l’anglais « hairs », s’il faut chercher de l’autre côté de la Manche dans l’expression « dresser les cheveux sur la tête ». En fait, le mot le mot « hairs » n’est pas très souvent utilisé pour signifier « cheveux » – on dit « hair » pour les cheveux sur la tête, quand c’est pris dans l’ensemble (« Her/his hair stood on end » = dresser les cheveux [sur la tête]). Singulier en anglais et pluriel en français. « Hairs » veut bien dire « poils » (à noter, on peu parler d’un seul « hair », exemple: « There was a hair sitting on the surface of his soup, much to his discomfort » (il y avait un poil sur la soupe etc.)). Très rarement, on pourrait dire, « You haven’t got any grey hairs ! (Tu n’as pas un seul cheveu gris!) » (et c’est entendu « sur la tête »), par exemple à une personne qui aurait 85 ans et toujours ses cheveux noirs, sans teinture bien entendu (mais tout cela mène vers d’autres histoires inutiles ici…). Je ne sais pas si mon commentaire rend plus, ou moins, limpide, mais c’était juste pour précises l’usage du terme « hairs ».

  23. Jean-Luc Marlière Répondre

    Très instructif ! Je suis belge, je défends ma belgitude et le français le meilleur. Certains pléonasmes de la liste ne sont que très peu rencontrés chez nous, d’autres sont très courants (et sont même rentrés dans le vocabulaire administratif, tel que « le tri sélectif » des déchets), certains pléonasmes courants ici ne figurent pas (encore) dans la liste (un petit nain,…). Qu’elle richesse, le français !

    • moi Répondre

      Un nain est un petit homme qui est atteint de nanisme.
      Chez les nain ,comme chez les autres hommes, il y en a des grands et des petits….
      bonne soirée

  24. Le Psy Répondre

    « Appuyer sur  » dans ce contexe, ne serait pas un pléonasme, pendant qu’on y est! Tant que ce n’est pas écrit et qu’on arrive à ce faire comprendre, je suis  » enjaillé ».

  25. Jean Michel NERI Répondre

    Un pléonasme que vous n’évoquez pas me trouble :  » démocratie participative ». Je sais que l’insistance est volontaire mais c’est bien ce qui m’inquiète. L’association des deux termes semblerait confirmer que le premier est creux, vidé de sa substance, et qu’il soit devenu nécessaire de le re-valider par l’apposition du second. Faut-il y voir une incantation plus qu’une simple redondance ou seulement du « packaging » politique?

  26. Ben Répondre

    Un building, c’est une construction: il n’y a aucune notion de hauteur là-dedans: on peut avoir des buildings d’un seul étage… ce qui n’est pas très haut, il faut en convenir 🙂

    • Nnox Répondre

      Ce serait vrai si nous étions anglais. Mais cet anglicisme désigne dans notre les grandes constructions. Vous ne dites pas en voyant la maison de votre ami : «Quel joli building !»

  27. Tropal Répondre

    • « Le seul et unique » devrait être toléré car il renforce l’idée d’unicité, à l’instar de « au fur et à mesure »

    • « démissionner de ses fonctions » est pléonasme mais « démissionner de ses fonctions de chirurgien en chef » ne l’est pas lorsque le gazier occupe différentes fonctions dans la clinique où il sévit

    • ne pas confondre building (construction) et gratte-ciel…

    • Nicolas KOCH Répondre

      Merci pour vos remarques. Pour moi, et le dico, un building est un vaste immeuble, synonyme de gratte-ciel (Le Robert par exemple). Je ne parlerais pas de building (anglicisme) pour un immeuble d’un seul étage.
      Oui on tolère « le seul et l’unique » tout comme au fur et à mesure, mais je l’ai croisé employé sans vraiment de notion de subtilité derrière.

    • Nnox Répondre

      Le pléonasme avant d’être une faute est une figure de rhétorique. Donc dans un contexte justifié chacune de ces « fautes » peut être acceptée; mais employées sans raison spécifique elle forment un doublon inutile avec l’expression simple. Elle deviennent des fautes.

  28. Marc Répondre

    Je crois que l’auteur aurait dû préférer le terme «tautologie» à «pléonasme«, même si, dans une langue familière, on emploie souvent l’un pour l’autre. Ne pas oublier que le pléonasme est une figure de rhétorique, une figure de style, qui n’est pas une erreur, mais bien une licence que l’auteur/e utilise pour mettre l’accent sur quelque chose. Par contre, la tautologie est ce que nous appelions au lycée un «pléonasme vicieux», c’est-à-dire une faute. Mais il ne s’agit ici que d’un point de vue.

    • Nnox Répondre

      Exact. Même si on peut comprendre l’usage de « pléonasme » que d’avantage de personnes connaissent à des fins publicitaires. Cet article est une sorte de paradoxe. En tout cas le fait qu’un « pléonasme » est une figure de style qui devient une faute (« tautologie ») lorsqu’elle replace la formulation normale est la cause de nombreuses critiques de l’article.

    • Elen Brig Koridwen Répondre

      En effet, tout dépend du contexte. Si l’on écrit « il a attendu pendant une longue période de temps », là il y a pléonasme.

  29. Marie-Douce Bélanger Répondre

    Certains ne sont PAS des pléonasmes. Par exemple : « période de temps », ça pourrait aussi être une période de réflexion, une période de hockey, une période de sa vie, etc… ici on précise la nature de la période, soit du temps (exemple : 3 jours est une période de temps).

    • Nancy Répondre

      Toutes vos périodes implique du temps… période de réflexion indique que nous donnons du temps à une personne pour réfléchir, une période de hockey dure 20 minutes, une période de sa vie va de quelques mois à quelques années. Que la période soit plus ou moins courte, il n’en demeure pas moins que c’est du temps.

      • Gwenaël Répondre

        Il y a d’autres types de périodes; les périodes chimiques par exemple…

  30. Youssoufou Répondre

    Optimum c’est différent de maximum. Le premier renvoi à la qualité, à un meilleur rapport cause-effet et le second à la quantité.
    Reporter à une date ultérieure se distingue du report sine die plus proche de l’annulation

  31. Ivonne Répondre

    Par-ci cette expression est fréquente : une expérience préalable. Par exemple en cherchant un travail : “inutile sans expérience préalable”.

  32. Philippe Antoine Répondre

    Une caserne militaire ou une caserne de pompiers. Je ne vois pas de pléonasme…

  33. Pascale Duhamel Répondre

    En tant que réviseure linguistique, je sais qu’il est possible de sur-corriger. Il y en a quelques exemples ici, dont « Ils se rapprochent les uns des autres », puisqu’il est possible qu’ils se rapprochent d’une montagne. Par ailleurs, le fait de mentionner certains autres « pléonasmes » ici entraîne l’élimination de l’idée de degré. Ce qui est malheureux puisque nous vivons à une époque qui nécessité de plus en plus que l’on fasse des nuances. Un détail peut être plus ou moins important. Il est possible de crier plus ou moins fort, même en restant dans le registre « forte ». Un résumé peut effectivement être plus ou moins long, certains résumés pouvant être de 100 mots, de 200 mots, trop longs ou trop courts. Et ainsi de suite.

    • Nicolas KOCH Répondre

      Bonjour, en fait oui, il faut faire attention à la sur-correction, vous avez parfaitement raison. Quand je lis toutefois : les hommes se rapprochent les uns des autres, dans le sens où ils vont l’un vers l’autre, j’ai le sentiment que « les uns des autres » est de trop.
      L’article vise surtout des auteurs qui ne sont pas forcément expérimentés dans l’écriture et qui peuvent faire sans le vouloir des pléonasmes sans intention d’un quelconque degré de nuance ou de subtilité de langage. C’est à prendre ici au premier degré on va dire 🙂

    • Nnox Répondre

      « Ils se rapprochent les uns des autres » est bien un « pléonasme » dans la mesure où il signifie la même chose que « Ils se rapprochent » du fait du pronom réfléchi. Le COI (si je ne me trompe pas) n’est utile que si ils ne se rapprochent pas les uns des autres.
      Dans le cas de « crier fort » si comme pour chaque pléonasme l’usage se peut comprendre, on dit souvent de crier fort à quelqu’un qui n’ose pas crier et qui ne fait que parler fort. Car on peut  » crier plus fort  » mais pas  » crier à voix basse « .

      La question de la nuance n’est pas contraire à cet article. Un pléonasme réfléchi est une figure de style. Un pléonasme d’habitude est une faute.

  34. Julie Répondre

    «Consensus commun : il peut peut-être exister des consensus partagés par une seule personne, mais j’en doute.»

    Peut-être fais-je erreur, mais il me semblerait que «pouvoir peut-être» est un pléonasme.

  35. Joe Répondre

    Si le score au foot est 0-0 et que je marque á la 90éme minute ce BUT FINAL peut accorder la victoire. But étant le nom du point au fot ball.

  36. Charles Roy Répondre

    D’autres pléonasmes non mentionnés:

    1) Traction avant: toute traction est avant parce qu’il faut être en avant pour tirer.

    2) Propulsion arrière: il faut toujours être en arrière pour pousser.

    3) Au même diapason: d’habitude pour qu’un orchetre ne fausse pas, il faut se fier sur un seul diapason.

    4) Saigner de son propre sang: mais de quel autre autre sans peut-on saigner habituellement? De celui de son chien?

    5) Mais par contre : c’est comme « et puis », il y a deux conjonctions là où une seule suffit.

    • Mario St-Amand Répondre

      1) Une automobile peut être à traction avant (propulsée par les 2 roues d’en avant) ou à traction arrière (propulsée par les 2 roues arrière).

      • DaveD Répondre

        Je suis d’accord mais peut-être que Charles à aussi raison. Les mots peuvent évoluer, changer de sens ou même en avoir plusieurs. Si le même mot évolue différemment dans deux régions, il peut vouloir dire des choses semblables mais différentes.

        Aux Québec, je n’ai jamais entendu le mot traction avoir une quelconque connotation avec l’action de tirer. Le mot traction réfère au moment où la friction bloque un mouvement, un enracinement si on veut. Au Québec, un pneu qui dérape manque de traction, il glisse sur le sol. Une traction arrière ne veut donc pas dire que la voiture est tirée à partir de l’arrière, une traction arrière veut dire que les pneux à l’arrière de la voiture sont ceux qui mordent dans la chaussés.

        Peut-être que chez Charles le terme traction est lié à l’action de tirer et chez Charles une traction avant est un pléonasme. Dans ce cas là, vous auriez tous les deux raisons. (Mais si Charles habite au Québec, ben Charles ne sait pas utiliser le terme traction.)

    • Emmanuel Répondre

      Attention : le diapason est souvent en 440 Hz, mais il y en a aussi à 415 et 392 Hz.

    • Fabienne Alexandre Répondre

      en Belgique , les mots « traction avant » et « propulsion arrière » sont des termes employés seulement pour caractériser des voitures

  37. J-Pierre37 Répondre

    « Au jour d’aujourd’hui » peut venir de la traduction littérale faite par des bretons qui pensent (pensaient) d’abord en breton.
    L’expression « Hiziv an deiz » , aujourd’hui le jour, est correcte en breton et traduit un renforcement.
    C’est ce que l’on appelle des bretonnismes employés couramment en Basse-Bretagne, y compris par des gens qui ne parlent pas breton et pensent que c’est du bon français.
    Et comme les bretons bougent beaucoup, c’est peut-être une explication.

    • emma Répondre

      Oui, la période de temps doit venir de là aussi. J’entends souvent « un moment de temps ». C’est local!

  38. Huguette Répondre

    Un problème à moi…Quand je dois décider entre deux choses, est-ce que j’ai un choix à faire ou suis-je devant deux choix? (Ex; être devant une double alternative)

  39. Ping : Exercices de grammaire - coralinedi | Pearltrees

  40. Josee Répondre

    Courte allocution : vous n’expliquez pas pourquoi c’est un pléonasme… Mais je conclus qu’une allocution est déjà courte, et qu’il ne faut pas ajouter le qualificatif courte!

    • Nicolas KOCH Répondre

      Oui c’est cela, une allocution est par définition un bref discours. Après, une allocution peut être plus courte qu’une autre, c’est certain.

      • emma Répondre

        Il y a bien longtemps qu’aucune allocution n’est courte, a fortiori si l’orateur commence par « Je ne vais pas être long… » 😉

  41. gg Répondre

    désolé mais vous confondez les pléonasmes et subtilité
    entre autre un danger peut-être potentiel- imminent- réel
    applaudir des deux mains selon le dictionnaire veut exprimer qu’on applaudit vivement
    caserne militaire il existe aussi une caserne de pompier
    et plus

    • Fabienne Alexandre Répondre

      il peut y avoir une planche à découper ( terme culinaire) qui n’est peut systématiquement en bois , une planche à repasser , une planche de surf …. donc il peut être utile de préciser  » en bois  » si le contexte ne précise pas de quoi il s’agit …

      il existe un mouvement de gymnastique qui s’appelle la planche

  42. Ping : Écriture - lise_ouellet | Pearltrees

  43. Random Répondre

    On peut parler de périodicité spatiale concernant les ondes en science physique.

    • Fabienne Alexandre Répondre

      période d’ovulation …. période glaciaire …. période d’essai ….. en musique , période désigne une portion d’une mélodie …. en médecine , période de latence càd période sans aucun symptôme avant que la maladie se déclare …

  44. Gilbert Donzel Répondre

    Il manque « aux alentours » avec un doublement inutile. On dit « alentours »

    • Fabienne Alexandre Répondre

      quand on emploie alentour au singulier , c’est un adverbe qui signifie autour , proximité ==>> votre remarque est correcte ….

      mais quand on l’utilise au pluriel , il s’agit d’un nom , il est accompagné d’un déterminant ( les / aux ) et TOUJOURS au pluriel

  45. LATOUCHENT Répondre

    Je n’ai pas repéré dans votre liste un pléonasme largement utilisé, y compris par d’éminents linguistes, c’est : « une grande majorité ». Ai-je raison de penser que la majorité suffit puisque c’est selon les dictionnaires français, la plus grande partie d’un tout ?

  46. marii Répondre

    Optimiser au maximum : par définition optimiser veut dire amener a un minimum ou un maximum, soit minimiser ou maximiser ( HEY BEN OUI !!! tsé l’OPTIMISATION belle branche des mathématiques) donc on pourrait optimiser au minimum….

    Le danger potentiel : le danger peut être imminent ou assuré dans certaine situation donc oui il y en a ou un danger n’est que potentiel ( se tenir debout sur une chaise d’ordinateur avec des roues)

    Caserne (ou garnison) militaire: Ils ont abolis les pompiers et je le sais pas ?!?!

    Période de temps : la période estivale, période des fêtes. ça aussi ça a été aboli ??

    • Colette Fournier Répondre

      Je crois que l’auteur veut préciser que  »période » représente déjà du temps, donc inutile de d’ajouter  »temps » à période.
      Quand vous dîtes: Période estivale ou période des fêtes, c’est correct puisque cela représente  »le temps » que dure l’été ou les fêtes.
      Je pense qu’il serait utile de s’en tenir a ce que l’auteur veut expliquer et non essayer de fendre les cheveux en quatre 🙁

    • Manu Répondre

      Pas tout à fait, cela n’est vrai qu’à Paris et Marseille et n’est pas vrai pour les pompiers volontaires !

  47. Mulertt Aurore Répondre

    J’ai toujours cru que « monter en haut » était une lapalissade.
    J’approuve certains pléonasmes quand il s’agit de fautes malheureusement courantes, mais comme certains l’ont souligné, je marque la différence entre pléonasme, redondance, voire « hyperbole humoristique  » (comme appuyer le fait en exagérant)
    Mais c’est mon côté maniaque qui s’exprime. ..

  48. Grammairien Répondre

    C’est de lui dont je parle est tout à fait juste. Je parle de qui? De lui. Dont introduit un complément d’objet indirect par opposition à que qui lui introduit un complément d’objet direct. Le train que j’ai pris.

    • Colette Fournier Répondre

       »Je parle de qui? De lui. »
      C’est lui dont je parle. Je pose la même question: Je parle de qui ? La réponse est la même: De lui.
      Mais je ne suis pas obligée d’écrire:C’est  »de » lui  »dont » je te parle. Il y a quelque chose de trop dans cette phrase.

    • Fabienne Alexandre Répondre

      on doit dire  » c’est lui DONT je parle  » et  » c’est de lui QUE je parle  »

      votre exemple avec le train est différent , vous employez  » que  » et pas « dont »

  49. Louise Brunette Répondre

    Un peu exagéré, à mon avis.Certaines tournures sont ancrées dans l’usage et font partie de l’idiomatique. Pour le reste, des fautes bien vénielles. Il y a plus malin à corriger.

  50. Philippe Prins Répondre

    Incessamment sous peu est un pléonasme qui donne une impression de contenance à celui qui le prononce. Incessamment suffit ou avant peu au lieu de sous peu.

    Même pied d’égalité doit être remplacé par même pied ou pied d’égalité.

  51. Joe Bloe Répondre

    On peut avoir une caserne de pompiers, qui dans la plupart des juridictions sont des civils, et non des militaires.

  52. Simon Répondre

    Merci pour la liste et les amusants commentaires.
    N’oublions pas toutefois que tout pléonasme n’est pas toujours à proscrire. Le pléonasme est un procédé stylistique, d’où le fait qu’on qualifie certains de « vicieux », c’est à dire qui sont purement répétitifs, et est une figure d’insistance, comme l’est la tournure emphatique – donc on peut souhaiter donner une information deux fois: « C’est mon papa à moi! »

    (Quant à se rapprocher – ils ne se rapprochent pas automatiquement les uns des autres, ils peuvent se rapprocher du rebord, de la clôture, de la scène…)

    • Paméla Répondre

      J’écrirais plutôt «s’approcher» de la clôture, du rebord ou de la scène si je parlais de deux éléments qui ne sont pas pareils. Les personnes se rapprochent (entre eux) ou s’approchent de quelque chose.

  53. Françoise Répondre

    Beaucoup entendue dernièrement sur les ondes, l’expression « pouvoir potentiellement ».

  54. Ping : 80 pléonasmes à éviter ! -...

  55. moi Répondre

    Vous dites ce qu’il ne faut pas dire. Il serait mieux dire par la suite ce qu’il faut dire.

  56. Laurence Pierre -Charles Répondre

    Désolée,cher Grammairien »c’est de lui dont je te parle »est bien une faute de français.En effet DONT est déjà remplacé par DE LUI et le QUE est rattaché à C’EST.
    Ici il s’agit de la forme emphatique C’EST……QUE qui sert à mettre en valeur.
    Donc il convient de dire : » C’est de lui que je te parle » mais on dira: » celui dont je te parle est un ami « 

  57. Remi Répondre

    Au risque de deplaire je ne pense pas que le celebre « monter en haut » soit un vrai pleonasme !

    Car effectivement dans la logique de mouvement on ne peux monter qu’en « haut » mais quelqu’un peut tres bien s’entendre dire : « Pourrais tu monter…. un carton » !
    Donc la precision en haut est plutot un indication, car monter oui , mais où ou quoi ou qui !!

    • Manuel Répondre

      Tout à fait d’accord !!

      – « Pourrais-tu monter en haut l’étagère ? »

      – « Pourrais-tu monter l’étagère ? » (passe moi un tournevis 😛

      – « Monte en haut ! »
      – « Monte sur la chaise ! »

  58. Thierry Répondre

    Comme tout cela est sans nuance, sans poésie. La littérature et la mathématique sont décidément parfois bien inconciliables. Tout comme est rigidement inaccessible pour certains francophones le fait de s’inspirer des langues étrangères, pour lesquelles le pléonasme (apparent) est une richesse supplémentaire, que s’interdit, par on ne sait quelle frustration militante, le rédacteur de cet article.

  59. PLEO Répondre

    Vous en faites un bien gros en disant « optimiser veut déjà dire améliorer, avec la volonté d’atteindre le meilleur. » Améliorer rendre meilleur.
    Pas d’accord aussi avec opportunité à saisir car il y a aussi des opportunité qu’on peut rater.
    Toutefois, la liste est très amusante (parfois dérangeante et énervante) et infiniment utile. Merci.

    • Paméla Répondre

      Mais si on la rate, n’est-ce pas parce qu’il y avait quelque chose qu’on aurait voulu saisir? Une tasse peut bien avoir une poignée, que je ne dirai pas, à saisir. Rien n’empêche de prendre la même tasse sans toucher à cette poignée.

  60. elkar Répondre

    M’oui, et la caserne des pompiers ? Et l’averse de grêle ? Bon, ce sont les deux contre exemples que j’ai trouvés, le reste se tient à peu près…

  61. moi Répondre

    opportunité:

    définition du dictionnaire Larousse

    Qualité de ce qui est opportun, de ce qui vient à propos : Discuter de l’opportunité d’une démarche.
    Occasion favorable : Saisir une opportunité quand elle se présente.

    c’est bien de se faire « mousser » ….

  62. Christophe Hopper Répondre

    Supercherie par hypercorrection = Mauvais maître !

    Dans la claire majorité des cas désignés par vous, les items faussement condamnés par vous véhiculaient de l’information jugée utile par le locuteur qui l’a formulé, pour ses propres buts, dans ce cas souvent affectifs, mais non pour cela moins appropriés, utiles ou efficaces… insistance, exagération, peut-être même hyperbole. On a chacun le droit, tout de même !

    Vous vous faites bourreau des autres, pourtant vos égaux, en vous arrogeant, érronément, le droit de juger. Il n’y a pas de faute, sauf la vôtre.

    Vive la République ! Tous égaux devant la langue française !

    … même si je suis Québecois et anglophone

  63. Bouvier Répondre

    Je n’ai pas vu dans cette liste imposante

    Le moins pire ..
    Le moins pire n’est pas le pire, sinon il y aurait le plus pire

    • Horizon Répondre

      L’expression «Le moins pire» (qui est bien entendu fautive) est souvent utilisée par dérision pour signifier que, dans une élection, tous les candidats sont mauvais et qu’il faudra malgré tout en choisir un…

  64. Inès Répondre

    J’avoue que parfois, c’est lourd, mais parfois, c’est aussi pour appuyer sur ce qu’on veut dire. Si on ne peut pas mettre en gras, on en met plein les yeux d’une autre façon.
    Mais c’était drôle et certains, je dois l’avouer, me concernent.

  65. emma Répondre

    J’ajouterai « c’est un peu extraordinaire » qui m’agace 😉

    Mais j’ai un doute sur :

    Le danger potentiel : « danger » signifie qu’un péril est susceptible de survenir. Il est donc nécessairement « potentiel ».
    —> Sauf qu’un danger peut être certain « si je me jette du pont, je cours un danger certain ».

    Ils se rapprochent les uns des autres : lorsqu’on se rapproche, c’est les uns des autres, non ?
    —-> Ils se rapprochent soit les uns des autres, soit de moi (qui suis en train d’écrire), soit de qq chose… En écrivant seulement « ils se rapprochent », c’est du narrateur qu’ils s’approchent et non les uns des autres comme les manchots en hiver.

    Repasser une deuxième (ou seconde fois) : avec « re- », on indique déjà qu’on recommence.
    —-> En repassant une deuxième fois, on est passé 1 fois, puis repassé, puis repassé une 2ème fois…. donc 3 passages. Ce n’est pas une faute de français mais de calcul.

    Le faux prétexte : un prétexte c’est quelque chose qu’on invente, donc c’est par essence faux, non ?
    —-> Un prétexte n’est pas quelque chose qu’on invente, mais dont on se sert pour camoufler autre chose.

    Caserne (ou garnison) militaire : je ne savais pas qu’il existait des garnisons civiles.
    —> Peut-être pour préciser que c’est différent de la caserne de pompiers (qui ne sont pas tous militaires).

    Répéter deux fois : si on « répète » c’est qu’on a déjà dit, donc au moins une fois, ce qui fait deux en tout ! Mais on peut dire bien sûr « répéter trois, quatre, dix fois… »
    —> Même explication que pour repasser deux fois.

    S’aider mutuellement : s’aider tout seul, c’est pas le mieux pour progresser.
    —-> S’aider mutuellement c’est s’aider l’un l’autre. Cela implique une réciprocité qui est absente lorsqu’un professeur aide son élève par exemple.

    Dépenses somptuaires : somptuaire = relatif aux dépenses, notamment inutiles, ou luxueuses. Des taxes ou impôts peuvent être somptuaires, mais ce seront toujours quelque part des dépenses.
    —> Ah non, non, non, si le gouvernement prévoit d’allouer une somme à l’éducation des enfants ce ne sont pas des dépenses somptuaires, par contre si les ministres se payent des tailleurs Dior et un jet privé ce sont des dépenses somptuaires!

    Averse de pluie : la pluie c’est forcément une averse.
    —> une averse de neige…

    Voilà un article qui fait réagir, signe que la beauté de la langue a encore des défenseurs 😉

    • Manuel Répondre

      « S’aider mutuellement » : c’est le  » S’  » qui induit déjà la réciprocité 😉
      Lorsque que je parle de 2 personnes et que j’indique  » ils s’aident « , je signifie bien la réciprocité. Contrairement à « ils aident », « le professeurs aide son élève ».

      « Le professeurs et les élèves s’aident pour maintenir une bonne ambiance ».
      « Mutuellement » serait de trop

      Sinon, je suis d’accord avec vous sur pas mal de choses 😉

      Par exemple pour  » Danger potentiel  » :
      – On peut effectivement affirmer qu’il y a un danger (péril potentiel) à faire ceci.
      – Ou ne pas être certain de l’existence avéré d’un danger, et ainsi donc : « potentiellement il peut y avoir un danger à faire cela » et donc « il y a un danger potentiel à fera cela ».
      J’avoue, cela reviens à parler de la potentialité de l’existence d’un péril potentiel.
      Mais finalement cette réalité arrive souvent !
       » Tu crois qu’il peut y avoir un danger ?  »
       » Oui, c’est potentiellement dangereux « 

    • Fabienne Alexandre Répondre

      l’averse est un phénomène météorologique qui se caractérise par une précipitation qui a un début et une fin brusques et des variations rapides d’intensité
      C’est donc une « précipitation » càd  » toute eau météorique qui tombe sur la surface de la terre, tant sous forme liquide (bruine, pluie) que sous forme solide (neige, grésil, grêle) » ( définition du dictionnaire )

  66. Tilkens Répondre

    De Léautaud :il m’a dit que vous aviez que vous aviez le téléphone!Je ne l’avais pas je l’ai toujours!

  67. Manuel Répondre

    Il aurait été utile de précisez la bonne expression pour  » Au jour d’Aujourd’hui  » qui m’agresse souvent l’oreille, et d’autant plus lorsqu’elle est prononcée par nos dirigeants ou des « autorités » intellectuelles.

    Bref, la bonne expression est :  » À ce jour  »

    Vous verrez, dans une discutions c’est tout de suite plus élégant 😉

    • Boudouard Répondre

      « Au jour d’aujourd’hui » n’est pas du tout un pléonasme, sauf quand il veut dire « maintenant ». Or le mot jour peut être pris dans le sens de « connaissance », « lumière », que l’on entend dans les phrases « la vérité s’est fait jour », « il fait jour ». « Le jour d’aujourd’hui » devait signifier autrefois : « Ce que nous savons », comme le disait Lamartine : « Et nous n’avons à nous que le jour d’aujourd’hui ».
      Malheureusement, si l’expression est restée, son sens s’est altéré.

  68. Manuel Répondre

    Pour « La marche à pied » :

    Préciser qu’une marche est à pied, signifie qu’il s’agit bien d’une marche pédestre sans aucune autre particularité.
    Je pourrais indiquer que je vais faire de la « Marche Athlétique », on ne précise pas « à pied » car il est induit par la définition de cette discipline.
    La Marche Nordique s’effectue à pied et à l’aide de bâtons. Donc cette marche peut te faire les bras aussi :-))

    – « J’ai fait la marche des fiertés sur un chars ! »
    – « Moi j’ai fait la marche à pied » 😉
    – « j’ai fait la marche en marche à pied » (pour en énerver plus d’un !!!)
    Le militaire répondrait :
    – « j’ai fait la marche en marche course » (terme militaire qui signifie « courir » en treillis et rangers).
    – « j’ai fait la marche en fauteuil roulant avec mon papa et des amis. », je n’ai pas inventé cette phrase.

    La marche peut donc indiquer l’idée de se mouvoir de manière générale pour une chose.
    – La marche des chars
    – La marche des choses.

    – « Les troupes allemandes marchent en direction de la France » (non, non, ils ne viennent pas « à pied ».)
    – « Suite à la pénurie d’essence provoquée par la CFDT, les troupes allemandes marchent à pied en direction de la France » (là ça change tout ;-))

    • Nnox Répondre

      Une marche est  » à pied  » par définition. Les exemples contraire que vous donnez sont des figures de style. On parle de la marche d’une armée puisqu’elle se faisait historiquement à pied, même si maintenant elle se ferait en camions (ce qui n’est pas exact). parler de la marche des chars est une personnification. C’est valable pour tout vos exemples. Si je vous dit que j’eus marché jusqu’au centre commercial, cela m’étonnerais que vous répondissiez :  » à bicyclette ? »

    • Aliou Répondre

      Merci de vous souvenir de ce qu’on appelle la polysémie. Marcher vers Paris a pour synonyme prendre la direction de…. Marche des chars, c’est le défilé. Un appareil électronique tel une montre qui marche signifie qu’il fonctionne ( même en anglais).Penser au mot fixer. fixer un tableau, fixer une date, fixer quelqu’un, (se) fixer dans le Sud…
      Pour finir, je ne suis pas français, mais vos exemples avec Allemands marchant sur Paris ou vers Paris… rappellent des moments atroces pour beaucoup de gens sur toute la terre. Prière de chercher des exemples plus joyeux.

  69. Martine Gauthier Répondre

    Je suis réviseure-traductrice, et j’ai adoré!!! Par contre, je ne suis pas d’accord avec les conclusions de l’auteur en ce qui concerne certaines expressions.

    Averses de pluie : il arrive en effet qu’une précision soit indiquée puisqu’il y a aussi des averses de neige. En novembre, il peut s’agir de l’un ou l’autre de ces phénomènes météo.

    Un haut building :《building》est la traduction de《bâtiment》ou d’《édifice》, et soit dit en passant un anglicisme à proscrire. Un édifice peut être de deux étages seulement. Par ailleurs, quand disons-nous《un haut building》ou《un haut édifice》? Nous disons plutôt un édifice à deux, ou dix, ou vingt-cinq étages.

    Une opportunité à saisir : Je tiens à vous informer que le mot《opportunité》est un anglicisme de la pire espèce, soit un anglicisme paresseux. Quelqu’un a décidé un jour d’avoir l’air dans le vent en utilisant ce mot, dont nous avons déjà l’équivalent en français :《occasion》! Simple, non? Pourtant, ce joli petit mot tout-à-fait adapté à son homologue anglais《opportunity》est maintenant relégué aux oubliettes!!!

    Il y en a d’autres, pas beaucoup, mais je m’en tiens à ceux-ci pour l’instant.

  70. Chantal Répondre

    Qu’en est-il de « première priorité »? un oubli? c’est de loin celui qui me fait « dresser les cheveux sur la tête »!!! 😉

  71. Emmanuel Répondre

    Ajoutons :
    – monopole exclusif
    – secousse sismique
    – tollé général
    – conjoncture actuelle
    etc.

  72. Raf Répondre

    « Le bip sonore » n’est pas un pléonasme. Le bip étant également l’appareil qui émet le son, préciser qu’il s’agit du bip sonore c’est donc faire référence au son et non à l’appareil qui émet le son.

  73. Philou Répondre

    Et un con d’énarque, c’est pas un pléonasme ? Vous en connaissez qui ne sont pas cons ?
    Moi non !
    Instruits peut-être ! Mais un con instruit n’est pas un pléonasme. Pour le coup !

    • Colette Fournier Répondre

      On achète pas nécessairement une maison neuve, elle peut dater de quelques années.
      L’erreur serait: Il s’est fait  »construire une maison neuve ».
      Se faire construire une vieille maison est plutôt rare.

  74. Ping : Littérature | Pearltrees

  75. cracotine Répondre

    quand on voit que certains écrivent des « comme même », confondent « ça » et « sa » ou « se » avec « ce » … éviter les pléonasme relève de l’impossible !

    • Colette Fournier Répondre

      Dans le Larousse  »Averse » = Pluie subite et abondante
      Je déteste entendre dire à la météo: Il y a eu d’importantes averses de neige.
      Il y a quelques années, on disait : Chute de neige !

      • Ricoudu06 Répondre

        Dans la 9e édition du dictionnaire de l’académie française :
        « Averse : Pluie subite et abondante. (…) Par ext. Une averse de neige, de grêle.

        Dans le TLFI :
        « Averse : Précipitation subite, souvent de courte durée mais tombant avec abondance, sous forme de pluie, de grêle ou de neige. »
        http://www.cnrtl.fr/definition/averse

        Pour finir des chutes de neige peuvent durer plusieurs heures voire plusieurs jours sans être abondantes ni subites, ce ne sont donc pas des averses…

  76. L T B Répondre

    À rajouter : ‘erreur d’inattention’ : on devrait dire ‘erreur d’attention’ , inattention étant déjà négatif… Messages aux journalistes parlés…

  77. Albane Répondre

    On dit « apposer son véto » (correct, donc) et non opposer… En tout cas je ne l’ai jamais entendu dire!

  78. tilleul Répondre

    Je n’ai rien contre le fait de corriger les pléonasmes courants, mais si c’est pour raconter n’importe quoi… Un revolver n’est pas forcément à barillet, il existe des revolvers à disque.(revolvers à tourelle). Une recherche rapide sur l’internet suffit pour trouver l’information…

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  81. Lio Répondre

    Je n’ai pas lu tous les commentaires mais voici un pléonasme que j’ai eu l’occasion d’entendre. « Une perte de temps inutile »

  82. Clémentine Bertin Répondre

    J’en ai un autre !

    « Ca confirme bien ce que je pensais ».

    A moins qu’il soit possible de mal confirmer quelque chose^^

  83. Faustine Répondre

    bien dit.
    Article pertinent. Une seule remarque, en ce qui concerne la première définition: dans le passage ou vous citez « Mais « hui » signifiant ce jour, »
    Je vous rappelle qu’aujourd’hui signifie « le moment ou la lumière du jour passera l’huis » et l’huis, ce n’est pas « le jour », mais « le pas de la porte ».
    Ceci mis à part, c’est un article génial.
    Merci

  84. COOL Répondre

    Très mode dans les médias actuellement: « incessamment sous peu »……dans le temps on le disait pour « se moquer » …..actuellement l’humour est passé dans le langage sérieux ! ahah !

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  87. DoMi Répondre

    Bonsoir, petit bémol : Thomas (« Dictionnaire des difficultés de la langue française », Larousse) indique que « voire même » n’est pas pléonastique : voire, dont le sens étymologique est « vraiment », était autrefois « un oui atténué ; c’était le oui des Normands » (Brunot et Bruneau, « Grammaire historique », 589). […] Ajourd’hui, il ne se rencontre plus qu’au sens de « même, et même » (par ellipse de « voire même »). […]
    — Voire même. Certains, n’ayant retenu de « voire » que le sens actuel de « même », ont été amenés à considérer l’expression « voire même » comme un pléonasme ; il faut y voir le sens originel de « véritablement même » (voire = vraiment).
    Voire même, que l’on rencontre sous des plumes autorisées, est donc correct mais archaïque, puisque « voire » ne s’emploie plus au sens de « vraiment ». […]
    Rien n’empêche d’ailleurs d’employer seulement « voire », ou encore « et même », sans que le sens en soit changé pour autant : « C’est un individu sans scrupule, voire (ou ‘et même’) malhonnête.
    Et selon Colin (« Dictionnaire des difficultés du français », Robert) : Le sens premier de cet adverbe et un « oui, mais », il exprime un doute : « Je serai lu dans un demi-siècle. Par la postérité – voire. Crois-tu qu’on s’intéresse encore à l’adultère et au duel dans ce temps-là ? » (Queneau). O, le rencontre le plus souvent avec un sens renchérissant, « et même » : « Il fallait être sur le pied de guerre à l’aube pour ne sortir qu’à onze heures, voire midi » (Colombier) […] On renforce parfois ce mot par « même ». Cette association, très critiquée par les puristes, n’est pas incorrecte, mais seulement archaïsante, au sens de « et vraiment même » : « À la bourrellerie, je trouvai mes premiers copains : les apprentis, voire même le compagnon qui n’avait pas vingt ans » (Ragon). […] Littré ne condamnait pas cett locution. Mais il vaut mieux se contenter de l’un de ses éléments : « Il écrira au préfet, et même au ministre » (ou « voire au ministre »).

  88. Diane Répondre

    Très intéressant cette illustration des pléonasmes. Pour m’améliorer, une ou quelques propositions correctes pour chacun d’eux, serait appréciée.

  89. Sophie Répondre

    J’entends souvent: « pendant deux heures de temps ». Il y a aussi « moucher son nez », « monter en haut », « descendre en bas », « pleurer des larmes », « regarder avec ses yeux »…

  90. AJ Répondre

    Intéressant mais il y a de faux pléonasmes dans cette liste. Par exemple : »Optimiser au maximum : optimiser veut déjà dire améliorer, avec la volonté d’atteindre le meilleur. » Il serait pourtant possible d’optimiser superficiellement ou partiellement Ou bien « Demander d’un air interrogatif : là aussi, redondance. » : on peut demander de bien des manières… « Un bip sonore : je ne connais pas les bips lumineux par exemple. » Oui mais je connais des bips à peine audibles, ou discrets… « Lorgner sur : on « louche sur », mais « on lorgne » (transitif direct) les bons gâteaux qui sortent du four ! » OK c’est une faute, mais ce n’est pas un pléonasme… « Averse de pluie : la pluie c’est forcément une averse. » Oui, mais une averse peut être de grêle, ou de grenouilles… Je crois que les autres lecteurs ont trouvé encore d’autres exemples. Caserne de pompiers, etc. Bel exemple de purisme qui vire à l’hypercorrection !

    • Bernaboeuf Répondre

      Quant au purisme que vous pressentez -à raison, je crois- sous prétexte de corrections grammaticales, il ne faudrait pas pour autant casser la poésie que véhiculent parfois ces « accidents lexicaux »
      « Applaudir à deux mains », oui… parce qu’avec une seule main, c’est pas très bruyant !
      Il s’agit plus d’une redondance imagée qu’une erreur de bouseux.
      Car sous ces prétentions correctives se cachent parfois de douteux « réformateurs »

  91. maillet jean Répondre

    J’ai étudié certains de ces pléonasmes et quelques autres, parfois tout à fait inattendus, dans mes livres « Langue française, arrêtez le massacre! » (septembre 2015) et « Langue française, le massacre continue! » (août 2016) publiés aux éditions de l’Opportun : ils sont tous illustrés d’exemples croustillants émanant de nos hommes politiques, de journalistes, etc… Voici un exemple que je trouve assez cocasse, compte tenu du contexte : Parler à l’oral
     « On met le paquet pour que les élèves en sortant de l’école primaire sachent lire, écrire, compter, parler à l’oral. Pourquoi ? Parce que rien n’est possible sans cette maîtrise-là. »
    (Najat Vallaud-Belkacem à propos de sa réforme de l’enseignement primaire, France Info, le 19 septembre 2015).
    Madame le ministre de l’Éducation nationale aurait pu, dans la foulée, expliciter de la même façon tous ses objectifs : faire en sorte que les élèves sachent lire en lecture, écrire
    à l’écrit et compter en calcul. À tant faire que de mettre le paquet… Mais qui donc parle de maîtrise ? »

  92. Corwin Répondre

    il est amusant de constater que la plupart de ces pléonasmes sont véhiculés par la presse, notamment télévisuelle… cette même presse qui nous donne des leçons à longueur de journée, tout en s’autorisant des écarts avec leur matière principale : le Français.

  93. Louise Labrie Répondre

    Pour caserne j’ai un bémol car il y a des casernes de pompiers. Anecdote : au cégep dans un cours de français j’utilise le mot « vivable » dans le sens d’acceptable. L’enseignant me dit « vous créez un néologisme » et moi de lui répondre « vous faites un pléonasme »! Nous avions beaucoup de plaisir à nous « défier » !

  94. André Lussier Répondre

    C’est une question en fait, on entend souvent cidre de pomme, est-ce qu’on fait du cidre avec autre chose que des pommes, sinon le cidre contient des pommes et il n’est pas utile de le préciser.

  95. Poussière d'étoile Répondre

    L’action de « trier des éléments » indique seulement l’action de créer ou modifier un ordre dans lequel sont rangés ces éléments ; il n’y a pas de notion d’extraction, comme dans sélection.

  96. Ping : A classer 21 | Pearltrees

  97. DaFab Répondre

    « Lorgner sur » n’est pas un pléonasme (il n’y a pas de redite). Ça serait plutôt un barbarisme

  98. Anne Répondre

    Un qui m’enerve, souvent entendu aux infos… un jeune enfant. Bah oui, un enfant vieux, je vois pas, à moins qu’il soit atteint de progeria ! Bel article en tout cas, bravo et merci.

  99. Denis Ferriere Répondre

    Je m’interroge sur l’usage de la locution « en fait  » qui se trouve placée bien plus que nécessaire dans de nombreuse conversation. Dans quel-cas est il utile de l’employer ?

    Merci de bien vouloir m’éclairer.

    Denis.

  100. Elen Brig Koridwen Répondre

    Bravo pour cette article, même si à mon humble avis, certains points peuvent se discuter.
    Par exemple, « reporter à une date ultérieure » apporte une distinction par rapport à « reporter sine die » (sans fixer de jour). Il y a donc bien précision utile, et non redondance. Toutefois, mieux vaudrait éviter « ultérieure », qui va de soi, et préférer quelque chose comme « reporter à meilleure date » ou « à date convenue » ; les possibilités sont nombreuses. En revanche, « reporter à plus tard » est un pléonasme caractérisé.
    Bien amicalement,
    Elen

  101. Domino Répondre

    Un pléonasme très fréquent et qui a le don de m’agacer : « découvrir pour la première fois » !!!

  102. Ghaan écrivain indé Répondre

    Merci nicolas! Une liste à connaître c’est sûr! Maintenant, ne m’en veut pas, je me permettrai encore d’en utiliser certains sciemment, voire d’en inventer! 😉 Par exemple, « applaudir des deux mains » sous entend que le personnage saute presque de joie tellement il est enthousiaste. Une « dune de sable » permet de ffixer l’image dans l’esprit du lecteur. Maintenant, si c’est la 5eme fois qu’on utilise le mot sable alors, en effet, c’est bien inutile. Bref, je pense que tout est une question de contexte et d’intention. Comme toutes les règles, rien n’est automatique, il est nécessaire de la connaître pour mieux la transgresser.

  103. Guigui Répondre

    « Se rapprocher les uns des autres » precise de quoi ou de qui on se rapproche. On peut se rapprocher ou s’approcher d’une foule de choses 😉 donc ce n’est pas un pléonasme, comme tant d’autres décris ci-dessus. Il faut revoir la copie.

  104. Michel Répondre

    Un français parle de tube, un suisse de tube creux et le belge, de tube creux à l’intérieur…

  105. Le vengeur masqué Répondre

    Si je peux me permettre histoire d’enfoncer le clou sur « opportunité »: Le fait d’associer cette unité lexicale avec « Saisir » relève d’un phénomène qu’on nomme les collocations linguistiques. Celles-ci sont très interessantes et je vous invite à aller voir comment elles se comportent !

  106. deronne Répondre

    « des sévices corporels » : ils sont forcément corporels
    « sors dehors » : pléonasme obligatoire pour aller s’expliquer discrètemement !
    « préparer à l’avance » les pommes de terre pour une recette de cuisine !

    • Bernaboeuf Répondre

      Pas forcément: les sévices sont des « mauvais traitements infligés par une personne à une autre… pouvant aller jusqu’aux coups. »
      Les sévices peuvent donc être aussi psychiques/moraux… et sans doute trouvera-t-on manière de créer des sévices biologiques ou génétiques.

  107. Totor Répondre

    Quelques-unes sont quand même capillotractées :
    – Le but final, se dit souvent quand il y a des buts intermédiaires ou d’étape avant.
    – Caserne (ou garnison) militaire : les casernes de pompiers par exemple ne contiennent pas de militaires. –

    • Bernaboeuf Répondre

      quant aux « étapes successives », on peut très bien en imaginer dans le désordre
      « étape » étant à l’origine une escale, (Endroit où l’on s’arrête pendant un voyage, une course), rien n’empêche de les suivre dans un ordre chronologiquement différent

  108. Martinus Répondre

    On peut rajouter « S’immoler par le feu », Il est rare de s’immoler par le yogourt…

    • Daniel BROCHIER Répondre

      Exact : et on l’entends (ou le lit) presque systématiquement dans les médias !
      Il en est encore un autre très répandu : des centimes d’euro (pour de pas confondre avec des centimes de litre, de mètre ou de kilo, probablement . . . )

  109. Ping : Références linguistiques | Pearltrees

  110. Catherine Fasbender Répondre

    MERCI; beaucoup de bons rappels. Je note aussi que le mot « entrer » a pratiquement disparu de la langue parlée. Tout le monde semble trouver normal de « rentrer » partout, même pour la première fois. Et s’il le faut, on re-rentre (si si, entendu dans divers contextes -et de plus en plus fréquemment). Il est vrai que c’est une tendance naturelle (moi-même j’emplis rarement mon verre, je le remplis. Je me réveille etc… je l’avoue). Mais « rajouter », « redoubler » … quand on pourrait simplement ajouter et doubler une classe, c’est du pléonasme aussi.

  111. BROCHIER Daniel Répondre

    Très bien (et il en existe d’autres! )
    Une remarque sur les casernes : pour les pompiers, on parle aussi de caserne, alors que seuls les pompiers de Paris et de Marseille sont des militaires ; tous les autres sont des civils . . .

  112. Thelgein Répondre

    Il y a déjà beaucoup de commentaires mais « chanson à texte » m’a toujours affolée… Non pour le pléonasme en lui-même mais pour l’appauvrissement culturel qu’il suggère…

  113. Ping : FRANÇAIS - COFFRETS CULTURELS | Pearltrees

  114. PhilDur Répondre

    Tant qu’à faire dans le pléonasme, allons-y.
    Chez mes parents, quand j’étais petit, si ma mère disait « Passe-moi le pléonasme ! » on lui passait : la passoire … (à cause de : « la passoire à trous ») !

    Sinon, cette liste est surfaite, tu nous rejoues le coups de « Ici on vend de belles oranges pas chères » ! de F. Raunaud).
    Ce papier est assez vrai quand il se limite à défoncer des portes ouvertes. Mais il est réducteur pour une grosse part des cas cités. On y trouve des erreurs énormes, j’ai déjà vécu une averse de neige, même qu’il y avait des éclairs et du tonnerre et ce n’était pas au bout du monde, juste à 600km de Paris. Et on trouve dans cette liste des dénis de tournures de style usuellement acceptées. Si on s’interdit les formules d’empahase on va se retrouver avec une langue minimaliste et plus du tout de poésie, plus de nuances, bref ça va être d’un triste. Juste parce que Monsieur a voulu frimer sur le Net.
    Autre erreur : s’avérer vrai…. semble au premier rabord pléonastique. Mais par la suite après étude il se pourrait bien que ça s’avère faux !!!
    Foutaises !

  115. L-N Répondre

    Guy, tu n’es pas drôle.
    Charles, je suis d’accord avec toi pour éliminer l’expression « par contre » ; je ne dirais pas que c’est un pléonasme, mais en tout cas une faute de grammaire, puisque les deux prépositions se suivent alors qu’elles devraient introduire un nom : « par opposition », « contre son avis » etc. Cf « en revanche » où nous avons une construction correcte préposition+nom, et qui me parait plus joli à l’oreille, plus évocateur…Mais là, c’est subjectif !

  116. Steve Répondre

    Repasser une deuxième fois est pléonastique si on utilise le verbe passer. Mais si on parle de repassage d’un vêtement, on peut très bien dire repasser une deuxième fois une chemise, si elle n’est pas correctement défroissée du premier coup.

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  121. Assia Layachi Répondre

    Le titre de cet article n’est-il pas lui-même un pléonasme ? Je me demande s’il existe des pléonasmes acceptables.

  122. nath Répondre

    RPF ( repasser prochaine fois) , c’est ce que mon prof d’allemand m’a dit pour mon bac, malheureusement il avait raison…

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